La saisonnalité dans le monde du drone

Les drones sont utiles dans de nombreuses situations, elles présentent des avantages indéniables par rapport à d'autres moyens. Cependant certaines limites, tout en étant de moins en moins handicapantes, existent encore. Une de ces limites est la saisonnalité de l'activité du drone.

Alors pourquoi les activités drones sont plus pertinentes à un moment de l'année plutôt qu'à un autre ? Ces disparités sont-elles irrémédiables ?

La saisonnalité existe par rapport à des limites qui concernent le drone lui-même : Des facteurs peuvent influer sur la capacité d'un drone à opérer dans des conditions optimales.

Les exemples les plus parlants sont ceux liés aux conditions climatiques. Les périodes de froid ou de pluie donc principalement en automne ainsi qu'en hiver peuvent être préjudiciables à un drone non adapté : Les moteurs des drones sont en grande majorité à l'air libre et peuvent au contact de l'eau se détériorer rapidement, la brume qui provoque de la condensation dans les moteurs provoque les mêmes conséquences que la pluie.

Les drones arrivent désormais à bien résister au vent, toutefois les vents violents peuvent toujours présenter un risque de crash pour l'appareil en le projetant contre un obstacle, de plus le vent déstabilise l'appareil rendant parfois les prises de vues de qualité impossibles.

C'est pourquoi il peut arriver qu'un télépilote refuse de voler dans certaines conditions, la raison est qu'il ne souhaite pas abimer irrémédiablement son outil de travail qui représente un investissement considérable.

Un deuxième type de limite est lié aux applications demandées au drone (et non au drone lui-même CQFD). La période de l'année et les conditions de mise en œuvre de la mission influent la faisabilité d'une mission. Dans le secteur de l'inspection, la thermographie permet d'illustrer le cas de la saisonnalité de l'utilisation des drones : en effet la présence de forte chaleur ou de prises de vues sur une journée ensoleillé fausse les résultats ce qui rend rédhibitoire l'analyse des données récoltées. Un autre exemple sont les prises de vue à des fins promotionnelles ou audiovisuelles qui sont tributaires aussi des conditions climatiques.

Pour la promotion d'un bien, d'un espace, les clients peuvent s'attendre à par exemple avoir un beau temps, chose incertaine en plein hiver ou au contraire pour promouvoir une station de ski, le client s'attend à voir des pistes enneigées !

Afin de remédier à ces aléas des solutions existent ou existeront. La première est bien sûr d'organiser et répartir à l'avance les missions que l'on souhaite afin de ne pas être pris au dépourvu, cela permet de tirer avantage des spécificités de chaque saison afin de maximiser au mieux son investissement.

Les télépilotes quant à eux peuvent prendre des mesures adéquates pour minimiser les impacts négatifs des conditions climatiques : Prévoir un temps de vol plus court, voler moins haut, pour les temps froids, anticiper les chutes de tensions et utiliser des batteries chauffantes.

Ces inconvénients pourront, espérons-le, être supprimés dans le futur grâce aux innovations technologiques. 

Des matériaux comme le graphène permet d'éviter la formation de glace sur les appareils or ce matériau n'est que peu utilisé malgré ces propriétés intéressantes.

Le rythme des saisons et les conditions climatiques qui l'accompagnent peuvent poser des obstacles à certaines prestations. Cependant l'évolution des technologies ainsi que des tips pour les télé-pilotes permettent néanmoins d'utiliser tout de même les drones à des fins professionnelles, le meilleur conseil à retenir est tout de même de répartir les missions tout au long de l'année, ce qui permettra d'éviter de subir les désagréments des saisons qui passent.

By JC. Hoang